JACQUES
VILLEGLE
Né le 26 mars 1926 à Quimper. Artiste français majeur de l’art d’aujourd’hui.
Considéré comme le chef de file des affichistes.
1945, étudie la peinture et le dessin aux Beaux-arts de Rennes où il rencontre Raymond Hains.
1947-1949, étudie l’architecture aux Beaux-arts de Nantes.
A partir de cette date, il entame une collecte d’objets trouvés à St-Malo, des débris du Mur de l’atlantique puis avec R.Hains commence à récolter des affiches lacérées.
En février 1949, Villéglé et Hains arrachent un long morceau d’une série d’affiches à Montparnasse, ils en recomposent ensuite les lambeaux pour réaliser « Ach Alma Manetro ».
L’artiste s’approprie les déchirures de la ville en détournant la publicité et la presse dans un esprit subversif.
De 1950 à 1954, avec R.Hains il réalise « Pénélope » film inachevé.
Juin 1953, Hains et Villéglé publient « Hepérile éclaté » poême phonétique de Camille Bryen.
Février 1954, Villéglé et Hains font la connaissance du poête léttriste François Dufrêne qui les présente à Yves Klein, Jean Tinguely et Pierre Restany.
1957, il rencontre Gérard Deschamps qui expose à la galerie Colette Allendy.
1958, Villéglé rédige une mise au point sur les affiches lacérées intitulée « Des réalités collectives », préfiguration du manifeste du Nouveau Réalisme.
Il est considéré comme l’historien du lacéré anonyme.
1960, participe avec Klein, Restany et Tinguely à la 1ère Biennale de Paris et constitue le groupe des Nouveaux Réalistes.
A partir de 1969, Villéglé imagine « un alphabet sociopolitique » en hommage à Serge Tchakhotine.
Depuis 1957, date de sa 1ère exposition à la galerie Colette Allendy, son œuvre a fait l’objet de plus de 200 expositions personnelles dans le monde entier.
Villéglé a participé à des manifestations collectives sur les cinq continents.
Ses œuvres ont été acquises par les plus importants musées européens, américains et du Moyen-Orient.
Villéglé a fait l’objet de 2 monographies en 1990 et 2001 écrites par le critique et romancier Bernard Laroche –Vadel et la biographe Odile Felgine.
Le travail de Jacques Villéglé se veut être le témoignage de la rude réalité de l’illusion urbaine de la vie qui fuit et s’exprime sur ses murs, à certains emplacements choisis de ses rues et de ses ruelles.
C’est le cours de l’histoire qu’il récupère de ses rouleaux de papier décollés des palissades.
Il nous montre combien notre monde est conditionné par un environnement visuel quotidien, et totalement idéologisé.



